28 December 2005

Munich

Je suis très peu au courant des conflits proche orientaux. Dans ce film, on nous présente les opérations de meurtre commandées par l’état d’Israël mais réalisée dans le plus grand des secrets. Il va s’en dire, ces opérations sont des répliques à la prise d’otage aux jeux olympiques de Munich (d’où le titre du film) et ciblent des intérêts palestiniens.

Puisque Steven Spieldberg affiche publiquement sa religion, juive, je me doit de poser la question de l’objectivité des positions présentées dans le film. J’ai bien aimé lorsqu’on a présenté la liste des victimes intercoupée des noms des ravisseurs palestiniens qui sont aussi mort lors de cet évènement. Voilà, de l’objectivisme.

Somme toute, sur quoi porte le film? Sur une bande de voyous au solde de militaires qui font péter la baraque ou sur des divisions entre peuples partageant une même région? Bien qu’on entre dans plusieurs discussions de fond tout au long du film, on se mouille rarement. Je trouve qu’avec du recul, le film vante le terrorisme. Il va même à dénigrer l’importance des vies humaines face à une cause. Ce film raconte peut-être des faits, mais méritaient-ils d’être raconté (je parles ici de tous ces meurtres)?

Mentionnons les apparitions de 2 acteurs francophones dans ce film: Mathieu Kassovitz (France: Amélie Poulin, Les rivières pourpres) et Marie-Josée Croze (Québec: Les invasions barbares). Ce premier joue un rôle important dans le film et je trouve qu’il le joue très bien. Par contre, pour cette pauvre Marie-Josée, elle a du se contenter d’un rôle tertiaire pour ainsi dire inutile. On a pu la voire nue, et c’est probablement ce qu’on retiendra de son apparition dans ce film.

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