26 February 2007

Pourquoi ne pas voter Libéral – deuxième partie

Dans cette série de plusieurs articles, j’essais d’exprimer pourquoi je ne voterai pas libéral. J’essais d’être le plus objectif possible tout en évitant les éléments de partisanerie aveugle.

2. Défusions municipales

Élu en grande partie dû au mécontentement populaire face aux fusions municipales forcées par le PQ, je considère que le parti libéral n’a pas fait mieux.

Les fusions municipales avaient pour bu de diminuer le nombre de municipalités au Québec. L’avantage de cette réorganisation était l’élimination de plusieurs intervenants régionnaux lorsque vient le temps de prendre des décisions. Ainsi, les communautés urbaines disparaissaient, le nombre d’élu était beaucoup moins grand et du même coup les coups d’administrations devaient baisser. Tout cela pour rendre le Québec plus concurenciel. Or, cette idée a été imposée aux québécois et ils l’ont moins bien digéré. Les municipalités sont des entités entièrement sous l’égide de Québec qui a tous les pouvoirs de les remodeler.

L’attachement d’un citoyen pour sa ville est parfois surprenante. Plusieurs manifestations ont eu lieu et le parti libéral a fait la promesse, que s’il était élu, il permettrait la tenue de consultations populaires sur le sujet. C’est bien une des seules promesses qu’il a rapidement livré. Au mois de juin 2004, le sort en était décidé des villes. Or, les anciennes villes n’étaient pas reconstitués après leur défusions, elles regagnaient seulement un peu d’autonomie face à la ville centre. Les anciennes villes siègent alors à un super conseil (structure supplémentaire) qui ressemble à la communauté urbaine. Or, je crois que cette structure n’a pas été assez étudiée avant d’être mise en place.

Lorsque peu de villes défusionnent, les villes qui décident de défusionner se retrouvent totalement minoritaires dans ce conseil et leur voie peut être ignorée (voir Québec et ses 2 villes défusionnées, ou encore Montréal et son énorme poids démographique comparé aux villes de l’ouest de l’île). Dans d’autre cas, lorsque presque toutes les villes défusionnes, il en résulte d’un conseil afonctionel où chaqu’une des ville tire la couverte de son bord (voir Longueuil qui n’a pas réussit à adopter son budget sans l’aide de la ministre). En plus de réinstaurer le niveau administratif que visait à éliminer le PQ, les libéraux ont créé des structures en mal de vivre qui contribuent peut-être à ce sentiment d’immobilisme.

Je ne voterai pas libéral simplement parce qu’ils ont instauré ce fouilli de conseils et n’ont pas su de leur mandat, en réparer les méchanismes pour rendre des villes comme Longueuil plus fonctionelles.

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