9 February 2007

Les accomodements raisonnables dans la république québécoise

Je lisais le devoir de mercredi dans un petit restaurant de la rue Cartier, dans la capitale, quand je suis tombé sur un petit entre-filet[1] qui résumait bien ma pensée: la vision qu’on a du pays, chez les québécois et les canadiens diffère fondamentalement.

Notes

[1] PARENTEAU, Danic, professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, Pourquoi les Hérouxvillois ont-ils besoin de dire au monde ce que nous sommes?, Le Devoir, mercredi le 7 février 2007.

Les canadiens ont une vision du pays libérale (un héritage de P.-É. Trudeau). Par libéral on entends que les personnes y sont libre d’y vivre comme ils le veulent. Le devoir du gouvernement est de s’assurer de la sécurité des gens qui y habitent et leurs biens.

Les québécois ont une vision de leur pays plutôt républicaine. C’est à l’État de voir à défendre le bien commun et de voir à nos libertés.

Voyez-vous l’opposition forte? On s’attendais donc à ce que le premier ministre de la nation agisse pour mettre au clair le débat actuel. Je salue la création de la commission sur les accomodements raisonnables qui créera une plateforme centralisée, neutre et tempérée où le peuple pourra s’exprimer. Ce n’est pas dans les médias publiques que la question doit être débattue car ils n’ont pas selon moi la neutralité nécessaire. Dans une comission, les gens de tous les horizons sont invités à déposer des mémoires, venir exposer leur point de vue appuyés de faits et des recommandations en sortiront.

Et comme j’en parlait avec mon père, je crois que la goute qui a fait déborder le vase, c’est la décision de la commission des droits et libertés qui a permit le port du Kirpan dans les écoles. Je crois qu’il est d’avis général que toute forme d’arme blanche n’a de place dans les écoles. Y’a bien des accomodements qui n’ont pas d’impact dans la vie et sécurité des gens: le port du voile, avoir des espaces où prier, … Mais bon, givrer les vitres d’un YMCA, demander aux policières de ce faire plus discrètes… c’était pas des accomodements raisonnables, mais des demandes irrésonnables considérant nos valeurs communes de liberté et d’égalité entre les hommes et les femmes.

Comments (2)

  1. 18 February 2007
    FLEO said...

    Tu devrais lire cet article, je crois que tu vas l’aimer.

    http://www.cyberpresse.ca/articl...

    FLEO

  2. 18 February 2007
    squidy said...

    Le texte de Foglia est tout à fait dans les cordes de ce que j’avais lu! Par contre, il me rappelle que le modèle républicain a ses échappées, ce que j’avais oublié! Dans le fond, les choses allait plutôt bien jusqu’à récement, la culture québécoise était influancée par les nouveaux arrivant et ça se faisait bien, mais cé que récement qu’on a atteint la limite psychologique.