24 January 2006

Représentation proportionnelle

Dans la foulée des élections fédérales d’hier soir, je dois me rendre à l’évidence que les résultats ne sont pas tout à fait représentatif du vote populaire. Bien que la majorité écrasante de députés du Bloc québécois au Québec me satisfasse, ils sont loin d’avoir obtenus 68 % des votes du Québec.

Tout cela est du à notre système électoral: majoritaire uninominal à un tour.

Pour un bon aperçue des modes de scrutin dans le mode, consulter ce reportage de 5 sur 5 diffusé dimanche le 22 janvier 2006: 5 sur 5.

Heureusement, le nouveau gouvernement élu a des projets de réforme de ce mode de scrutin. Mais ces modifications touche seulement la date des élections (fixe au 4 ans), le sénat et les votes en chambres. Je crois que nous devrions aller plus loin et instaurer un type proportionnel, pourquoi pas au sénat!

Au Québec, les libéraux de Jean Charest ont aussi un plan pour modifier le système électorale. À quelques reprises dans les dernières années, le nombre de siège n’était pas égal au pourcentage de vote. Basé sur le proportionnel mixte, ce plan propose de créer 24 à 27 districts qui auront chacun 2 députés élus proportionnellement au votes obtenus par les différents partis dans les circonscriptions composant le district.

Cette solution ne me semble pas idéale:

  • Les districts seront formés de comptés très proche et les changements de pourcentages entre les partis sont souvent minimes entre les différentes circonscriptions contiguë: ainsi, les 2 députés supplémentaires seront presque toujours, à mon avis, du même parti que les députés élus directement dans les circonscriptions. De plus, cette approche a un net désavantage pour les petits parti comme l’UFP qui à l’échelle nationale pourrait élire 1 députés contre aucun avec les districts.
  • Puisque le gouvernement est toujours formé par le parti ayant obtenu le plus de siège à l’Assemblée nationale, cela ne règle pas le problème reconnu suivant: “J’aime ce parti là, mais le candidat local est un vrai colon”. Il faudrait pouvoir voter pour le parti que l’on veut voir former le gouvernement, et un représentant local. Si les votes à l’Assemblée sont toujours libres, rien n’empêcherais ce système de fonctionner. Je suggère plutôt que les sièges proportionnels soient attribué soit
    • proportionnellement au vote populaire à l’échelle nationale pour les circonscriptions,
    • proportionnellement au vote populaire à l’échelle nationale sur une 2e question sur chaque bulletin de vote: quel parti doit prendre le pouvoir?

C’est là mon avis sur les systèmes électoraux en vigueur au Québec. Je pense me présenter aux audiences publiques de la commission de révision de la loi électorale lorsqu’ils passeront à Montréal dans 1 mois. Y serez-vous?

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