17 March 2006

Hausse des frais de scolarité interdite ou mauvaise stratégie à l’ÉTS?

Dès l’été 2006, le nombre de crédit du quart des cours de tous les bacc offert à l’ÉTS sera revu à la hausse. Dans le message officiel, il est écrit que l’école désire s’assurer une meilleure réussite en leur offrant 1h d’encadrement supplémentaire par semaine pour ces cours. Or, plusieurs pensent plutôt qu’il s’agit là que d’un stratagème pour nous refiler la balance d’un budget dit déficitaire.

1 crédit à l’ÉTS, c’est plus ou moins 56 $. À 4 500 élèves, qui disons prendrons en moyenne 1,5 fois ces cours par session d’ici 1 an, cela représente 1 134 000 $. Bien sûr ils devront payer plus pour le temps supplémentaire passé en classe mais ils ont bien choisi le type d’encadrement ajouté. En ajoutant, tel que stipulé dans le courriel de M. Claude Olivier, 1 h de travaux pratique, l’école se trouve a faire plusieurs économies d’échelle à mon avis. Premièrement, les TP sont souvent donnée par des chargés ou des étudiants donc à salaire réduit comparé aux professeurs. Deuxièmement, en allongeant les TP, on élimine presque totalement l’existence de TP dédoublés. On appel TP dédoublés des séances de TP où la classe est divisée en 2 parce que le groupe est trop volumineux. En diminuant donc le dédoublement, l’école donnerais alors 3h de TP par cours au lieu de 4h.

Cette augmentation des frais scolaire est interdite selon les lignes des parti politique depuis 1995 environ. Les étudiants l’ont souvent rappelé aux gouvernements. Le gel des frais de scolarité n’est cependant pas une réalité.

Mais au delà de ces chiffres, je crois que l’ÉTS fait surtout une erreur pédagogique. Les séances de TP connaissent un taux de participation très faible dans certains cours. Cela est souvent dû à la stratégie adoptée par le chargé de TP. La majorité d’entre-eux décide de les animer en résolvant des problèmes au tableau. Mais d’autres préfèrent assister les étudiants dans leur exercices de la semaines. Cette dernière approche connaît le plus haut taux d’absentéisme à mon avis puisqu’on ne perd rien du contenu du cours en n’y allant pas, que cela dure 2 ou 3 h. Le meilleure moyen de réussir les cours visé par cette mesure est de faire ces exercices à chaque semaine tel que recommandé par le professeur. L’application d’une règle départementale sur un nombre minimal, mais élevé, de devoirs à remettre individuellement dans la session serait une avenue peu coûteuse et beaucoup plus efficace en terme de rendement scolaire.

Tout cela reste à suivre: rendez-vous au A-1150 le 23 mars 2006 à 12h30 pour en savoir plus.

Comments (3)

  1. 18 March 2006
    fred brassard said...

    en plus de combler de déficit, ça va bien payer le nouveau pavillon qui ouvrira en 2007 ;)

  2. 22 March 2006

    Dans un courriel envoyé à la communauté universitaire, la direction de l’ÉTS a clairement stipulé qu’il s’agissait d’un méchanisme pour combler le déficite. Dans le même courriel, on mentionne que la contribution du gouvernement pour chaque crédit est 4 fois plus importante que celle des étudiants. Ce qui veut dire que selon mes calculs précédents, l’ÉTS serait grandement en capacité de combler ce déficit après cette hausse des frais de scolarité.

  3. 22 March 2006
    fred brassard said...

    Dans le même courriel, on confirme aussi que la moyenne sera affectée à la hausse ou à la baisse. En effet, un cours de 4 crédits a plus de poids qu’un cours de 3 crédits. Dans mon cas, ma moyenne serait plus basse….